BIENVENUE!!!! VENEZ DECOUVRIR MON BLOG ET MES DERNIERS TRAVAUX D'ECRITURE... Laissez des commentaires, inscrivez vous à la newsletter et recommandez le à tous vos amis aimant le Fantastique !!!

     

 PAR CONTRE SI VOUS ETES NOUVEAU SUR LE BLOG COMMENCEZ PAR LE COMMENCEMENT S'IL VOUS PLAIT, C'EST A DIRE : 

CLIQUEZ ICI POUR LIRE LE DEBUT: CHAPITRE 1: UNE INCROYABLE DECOUVERTE.

NE LISEZ PAS UN PETIT BOUT DE ROMAN AU HASARD !!!

LAISSEZ VOTRE GRIFFE SUR MON LIVRE D'OR ET FAITES MOI TOUTES LES SUGGESTIONS QUI VOUS VIENNENT A L'ESPRIT !!!

Vendredi 9 juin 2006
En effet Kalak ne dormait pas... Assis près du feu il regardait de ses yeux jaunes et perçants ses soldats dormir d’un sommeil de plomb. Il savait qu’ils étaient exposés lors de toutes ces pauses, et qu’ils risquaient des embuscades, mais il ne pouvait pas empêcher ses hommes de récupérer. Lui n’avait jamais sommeil. Cela faisait des années qu’il savait prendre le dessus sur la fatigue et son corps n’avait plus besoin des sorts de régénérescence comme au début de son initiation. Mais les Roths qui l’escortaient avaient encore en eux une part d’humanité trop importante et leur physique n’était pas suffisant pour leur permettre de se priver de repos. De plus leurs bêtes devaient aussi se relâcher un certain nombre d’heures pour pouvoir continuer leur allure si rapide. Il veillait donc sur ses guerriers durant tout ce temps, plus attentif que jamais.
 
Là, au coin du feu, il perçut une odeur qui lui était jusqu’ici inconnue. Le Sorcier en toge noire se releva donc, avec lenteur, et huma plus intensément l’atmosphère. Il y décelait, parmi les exhalations de la forêt après l’orage, une senteur animale, comme celle de chevaux mais en plus fort.
Il s’étonna : « Pourquoi cela ne m’a pas étonné plus tôt ? Pourquoi ne l’ai-je pas remarquée avant ? Est-ce simplement la transpiration des chevaux ? Je trouve ça plus fort et plus puissant par rapport au moment ou nous nous sommes installés ici… »
 
Kalak jeta un regard suspicieux aux bois silencieux qui les entouraient. Ces yeux se plissèrent jusqu’à n’être plus que deux petites fentes topazes dans la nuit. Aussitôt les forestiers qui l'épiaient se cachèrent de leur mieux, derrière les troncs des arbres.
 
Un long moment, lourd d’inquiétudes, passa. Cependant le Sorcier ne jugea pas utile d’utiliser son troisième œil, il n’y avait rien… Le Sorcier finit donc par se rasseoir, en maugréant contre ses sens trop aiguisés qui l’alarmaient pour rien.
 
Les gardes-chasse soupirèrent de soulagement et reprirent leur position, pointant à nouveau leurs flèches sur le sorcier et les Roths assoupis.
 
Enfin un long hululement torturé se fit entendre. C’était le signal. Tous se concentrèrent et décochèrent avec précision leurs traits.
 
A ce bruit Kalak s’était immédiatement relevé mais plusieurs flèches fusèrent dans sa direction. L’envoyé du Noir se jeta sur le sol dans une manœuvre de côté. Les projectiles se plantèrent dans la terre couverte d’humus avec un son sourd. Il lança aussitôt un sort de protection. Ses mains s’agitèrent un instant, formant des arabesques compliquées et torturées dans la nuit et une bulle légèrement orangée l’entoura.
 
Mais les traits se fichaient aussi dans les corps assoupis des Roths, faisant couler le sang. Une dizaine de membres de la secte furent ainsi cloués au sol avant d’avoir eu le temps de se relever et de se saisir de leurs armes.
 
Mais l’envoyé de Lasash avait maintenant dressé les bras en l’air et entre ses mains tendues apparaissait un arc rouge électrique crépitant. Les flèches et les couteaux changeaient de trajectoire à son approche, au désarroi des forestiers.
 
Lorsque l’arc d’énergie rouge eut atteint une taille importante il le projeta sur l’un des arbres proches en haut duquel il avait repéré un garde-chasse.
 
Le sort pulvérisa le chêne dans une grande gerbe d’étincelles dorées, tandis que l’homme poussait un ultime et long cri étouffé.
 
Les autres Roths s’étaient à leur tour munis d’arcs et de flèches et rendaient coups pour coups à leurs assaillants. Cependant le temps qu’ils mettaient pour les trouver leur était souvent fatal et une dizaine d’autres Roths dont un Sahrat mordirent la poussière, accompagnés de six gardes-chasse, tués par les sortilèges de Kalak ou les quelques flèches barbelées des guerriers Roths qui atteignaient leurs buts.
 
Une grande panique régnait dans la forêt. Les Roths se cachaient derrière des taillis, ou rampaient, les armes à la main. Des ombres filaient prestement dans l’obscurité et lançaient des dagues luisantes et acérées, tandis que des forestiers tombaient des arbres dans des gerbes de branches brisées. Les cris des blessés déchiraient la nuit, des éclairs magiques rouges traversaient l’espace avec un bruit de tonnerre. L’odeur des bois carbonisés se répandait, le sang pourpre coulait et les flèches vrombissaient.
 
Comprenant qu’ils risquaient de perdre encore beaucoup de Roths avant d’arriver au bout de ces hommes embusqués, Kalak décida de s’en charger lui même. Il ordonna le repli et se dressa seul au milieu de la forêt, l’air dur et féroce. Les Roths courraient en sens contraire pour se mettre à l’abri tandis que des traits fauchaient les retardataires au passage.   
 
Il lança d’abord un sortilège de lévitation : ses mains tourbillonnèrent à toute vitesse, tant le Sorcier était entraîné. Une sorte de brouillard s’échappa de ses paumes, et s’enroula autour de lui, tel un serpent. Les minces traînées de fumée grisâtres le masquèrent aux yeux des forestiers et le firent s’élever dans les airs.
 
Lorsqu’il fut arrivé à la hauteur des plus hautes branches Kalak passa sa main devant son visage d’un geste ample. Il repéra aussitôt les ombres de deux humains, postés dans des arbres voisins.
 
Il se dirigea alors discrètement dans leur direction, porté par son obscur nuage.
 
Les deux forestiers en question cherchaient avec angoisse où était passé le Sorcier en toge noire qui se dressait devant eux il y a quelques minutes encore. Leurs cœurs battaient bruyamment à l’idée d’avoir perdu de vue leur plus puissant ennemi et de la sueur coulait doucement sur leurs visages tendus.
 
Mais rapidement Kalak fut sur l’un d’eux.
 
Il se posa, accroupi, sur la grosse branche juste derrière l’homme, sans se faire remarquer.
Il s’agrippa ensuite solidement à l’épais morceau de bois afin d’être bien stable. Puis il se releva progressivement, toujours sans cesser d’observer son adversaire de ses yeux perçants à la couleur topaze.
Une fois là, il tira de sa ceinture sa dague à la lame recourbée et au manche doré qu’il utilisait habituellement pour tuer froidement ses adversaires.
 
Il la tint fermement dans sa main droite et commença à avancer, imperceptiblement.
 
Pendant ce temps le jeune garde-chasse regardait avec effroi l’espace vide devant lui et cherchait désespérément le Sorcier, son arc prêt à tirer. Mais il ne voyait rien et son angoisse montait, le prenant à la gorge. Toujours silencieusement Kalak lui se rapprochait encore, avec calme et maîtrise. Il s’arrêta si près de l’homme qu’il pouvait percevoir son souffle par dessus son épaule.
 
Alors il leva sa dague et, au moment où l’autre, sentant enfin sa présence se retournait, il la lui plongea dans le corps jusqu’à la garde.
 
 
Il la retira immédiatement, ne laissant qu’une entaille sanglante, courte mais profonde…
 
L’homme le regarda un instant, un rictus douloureux déformant son visage, puis tomba en arrière. Kalak avait juste eu le temps de voir la surprise puis la terrible souffrance dans les pupilles du garçon et intérieurement cela l’avait réjouit. Le forestier alla s’écraser en bas de l’arbre dans un terrible bruit de craquement de branches et d’os.
 
Le Sorcier n’essuya pas son arme acérée et sauta prestement du chêne noueux, le brouillard magique continuant de la soutenir. Il alla ensuite vers le second garde-chasse qu’il avait repéré, posté sur la branche basse d’un pin.
Continuez l'aventure en Haëlor, cliquez ici
Retour au chapitre 1: Une Incroyable découverte

Par Xoyfire - Publié dans : Entrez en Haëlor...
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Jeudi 1 juin 2006
Deux jours passèrent ainsi. Mais pendant qu’Alae coupait à travers bois, que le puissant Sorcier et ses serviteurs continuaient leur course effrénée sur la route marchande, un petit groupe d’hommes en armes progressait sur la route marchande.
 
C’était des gardes-chasse, partis de Monger après le passage de Kalak. En effet la visite du Sorcier dans le petit village n’était nullement passée inaperçue. Même si sur le moment les habitants avaient étés terrifiés par cette troupe de Roths impressionnante il s’étaient rapidement repris et avaient demandé de l’aide à toutes les autres cités de la région. En effet un puissant magicien avait déjà provoqué un incendie peu avant. Mais alors la traversée du bourg par des membres armés de la secte honnie escortant un envoyé des Noirs qui suivit fit beaucoup trop d’événements pour les habitants de la bourgade.
 
Ils avaient aussi dépêché des messagers pour Kaëla, la capitale de la province.
 
Une unité d’une trentaine de gardes-chasse avait donc pu ainsi être rassemblée.
 
Les gardes-chasse, ou forestiers, étaient des hommes qui connaissaient parfaitement les bois, ainsi que la plupart de leurs habitants, et qui avaient habituellement pour mission de les protéger, de vérifier le nombre d’animaux qui y vivaient et d’autoriser ou non telle ou telle chasse…
 
Mais en cas de force majeur, ou bien pour lutter contre des bandits de grands chemins, ils servaient aussi de soldats pour les petites villes car ils étaient d’excellents chasseurs. Ils maîtrisaient parfaitement l’arc et le couteau et étaient rompus à la vie dans les bois.
 
Les rigueurs d’une chevauchée ou d’une poursuite ne leur faisaient donc pas peur. De plus c’étaient tous des gaillards robustes et solides.
Usuellement ils étaient des personnes assez solitaires qui vivaient un peu à l’écart des habitations avec leurs familles, dans des cabanes comparables à celle de Marc. Mais cet isolement était plus motivé par leur profession que par une véritable envie de vivre à l’écart. Etre un garde-chasse était une passion pour tous et nécessitait un véritable amour de la nature. Tous aimaient profondément leur métier. Les forestiers étaient aussi très appréciés de la population rurale car ils s’occupaient de toutes sortes de petits travaux, aidaient les habitants et les protégeaient. Ils étaient souvent accompagnés pendant leurs sorties de gros chiens à poils courts dans presque toutes les occasions et lorsque leurs aboiement parvenaient aux oreilles des habitants ils savaient immédiatement que c’était le garde-chasse qui arrivait.
 
 
Ceux de cette expédition avaient donc été réquisitionnés pour tuer les Roths aperçus à Monger. Ils s’étaient équipés en conséquence, emportant le plus d’armes et de flèches qu’ils le pouvaient en restant assez légers pour une poursuite à cheval.
Les gardes-chasses haïssaient les membres de la secte Roth et n’avaient jamais aucune pitié pour eux lorsqu’ils en croisaient ou en découvraient un qui masquait son appartenance à la secte.
Cependant il n’avait jamais été vu des Roths traversant aussi impunément un village.
 
« Décidément des temps sombres approchaient » C’était dit le garde en chef, Matt, qui dirigeait la petite expédition. « Et c’est surtout la présence de ce Sorcier parmi eux qui est inquiétante. Les envoyés des quatre Noirs ont des pouvoirs terribles. »
Et c’était principalement ceci qui angoissait les hommes. En effet, même si le passage d’une trentaine de puissants Roths accompagnés de quatre Sahrats était déjà terrible, le fait qu’ils escortent un véritable Mage sombre était encore plus alarmant. La plupart des conscrits n’avaient vu qu’à quelques reprises des magiciens, mais alors un Sorcier !
La plupart ne les connaissaient que grâces aux légendes qui se racontent le soir auprès des feux de bois.
Ils avaient tous, comme toute la population humaine, imaginés dans leurs rêves les plus sombres ces personnes en toge entièrement noire, au regard cruel et aux longues mains marbrées. Et ils avaient tous tremblés en se représentant une énorme Vouivre, ou à l’idée d’un des serviteur des noirs en train de lancer un sortilège mortel et de voir le filet noir et torturé jaillir de leur paume dans leur direction…
 
Penser que leurs songes les plus angoissants se réalisaient et qu’ils allaient à la poursuite de l’une de ces terribles créatures les faisait frissonner…
 
Pourtant ils avaient laissés avec une pointe de regret leurs cabanes et leurs chiens, avec de l’amertume leurs amis, et de la mélancolie leurs compagnes. Et ils étaient partis, prenant leur courage à deux mains et serrant les dents et allés galoper à bride abattue.
 
Ils avaient traversé la forêt, quittant les endroits familiers qu’ils connaissaient bien, jusqu'à dépasser les limites au-delà desquelles ils ne s’étaient encore jamais aventurés. Ils découvraient avec intérêt des zones de la forêt qui leurs étaient inconnues.
Les bois étaient tellement grands qu’ils se rendirent compte qu’en réalité ils ne savaient que peu de choses.
Eux même d’ailleurs, malgré leur métier, n’allaient pas trop loin dans les profondeurs de Kaëlor. En effet une légende courait depuis des générations, relatant l’existence d’un peuple étrange vivant au cœur même de Kaëlor. Un peuple dont ceux qui découvraient l’existence étaient immédiatement tués par les personnes qui le constituaient. Un peuple qui serait secret et ancien, déjà installé dans la forêt bien avant l’arrivée des hommes.
 
Ainsi on parlait de nombreuses morts étranges chez les ouvriers humains qui avaient bâti à la sueur de leur front la voie Marchande, il y a deçà des centaines d’années. Mais aucune de ces rumeurs ne disparaissaient jamais et toutes perduraient pendant des siècles si bien que les forestiers en avaient tous entendus parler.
 
 
***
 
 
Nous étions au soir du deuxième jour après la bataille de Marc et Alae contre l’avant-garde de Kalak. Les gardes-chasse progressaient rapidement au milieu de la nuit. À force de courage et d’abnégation ils avaient fini par presque rattraper les Roths.
 
La piste de ceux qu’ils traquaient était fraîche et ils se rapprochaient inexorablement de leur but. A la lueur des boules magiques enflammées ils voyaient rapidement défiler devant eux les empreintes des étalons qui les avaient précédés. Sans nuls doutes les cavaliers ennemis étaient au nombre de quarante, avec leur chef, le Sorcier.
 
Aucun d’eux ne souriait, l’idée de la proximité du combat rendait les hommes abattus et las. Tous revoyaient ce qu’ils avaient laissé alors que le sentier sablonné défilait devant eux…
 
« La bataille sera profondément inégale » Se dit Matt, le chef. « A douze hommes contre trente-neuf Roths surentraînés et un sorcier nous n’en sortirons pas vivant ! »
 
Le grand garde-chasse réfléchissait promptement aux moyens qu’ils allaient devoir mettre en œuvre pour tuer le plus possible d’ennemis tout en minimisant au mieux leurs pertes. La solution pour laquelle il opta était une attaque à distance avec des arcs.
« Nous les encerclerons rapidement sans bruits et tuerons les sentinelles d’un jet de couteau bien placé. Ensuite nous monterons dans des arbres ou nous nous embusquerons derrières des buissons touffus. Au même moment nous les couvrirons de flèches. L’effet de surprise ainsi que l’ignorance de notre position devrait nous permettre d’en tuer un grand nombre. Nous attaquerons ensuite au corps à corps pour achever les survivants. Espérons que cela n’entraînera pas la mort de beaucoup des notres…» Songeait le puissant forestier tout en galopant.
 
Après encore une heure de chevauchée effrénée ils finirent par arriver à l’approche du campement Roths. En effet ceux-ci avaient fait halte pour reprendre des forces avant de chevaucher le restant de la nuit. Kalak tenait à faire quatre arrêts dans la journée, pour reposer hommes et bêtes. Et l’un d’entre eux se situait à ce moment de la journée…
 
 
Matt fit descendre ses compagnons de leurs chevaux et préparer leurs arcs.
 
De quelques enchaînements rapides il fit disparaître les boules enflammées, trop visibles et inutiles dans une embuscade. L’obscurité serait maintenant leur meilleure alliée …
 
Sans magie c’était la nuit noire.
 
L’éclat de la lune donnait une vision fantasmagorique aux bois. Le moindre buisson ressemblait à un animal terrible et griffu et une simple fougère semblait être une terrible antenne au toucher dangereux. Des raies de lumières blanchâtres achevaient de peindre ce tableau monochrome. Seuls les reflets métalliques des armes auraient pu apporter une note différente du noir et du blanc de la forêt.
 
 
Les robustes gaillards enfilèrent posément de longs carquois de cuir qu’ils remplirent de flèches à l’empennage noir. Puis ils glissèrent à leurs poignets des bracelets de cuir et prirent leurs grands arcs d’Exati. Ensuite ils se saisirent de leurs armes préférées. Les uns prirent leur hache, d’autre de longues épées qu’ils firent rentrer dans d’épais fourreaux. Et enfin tous se présentèrent devant leur chef.
 
Celui-ci leur expliqua son plan, dans tous les moindres détails. Tous acquiescèrent, jugeant qu’il représentait ce qui leur offrait le plus de possibilités de victoire.
 
Matt le forestier leur ordonna alors de se préparer pour l’embuscade. Ils attachèrent leurs chevaux fourbus et transpirants aux arbres proches de la route et s’en occupèrent afin qu’ils puissent s’étendre dans l’herbe du talus. Ils leur donnèrent à boire ainsi que quelques fruits pour les remercier de l’effort ultime qu’ils avaient tous fournis dans cette journée, tant éprouvante.
Les forestiers prenaient tous soin de leurs bêtes et y consacraient beaucoup d’attention car ils étaient des gens pleins de compassion et qui ne dissociaient pas véritablement humain et animal dans leur souffrance et leur labeur.
 
Après s’être tous encouragés et réunis une dernière fois il s’enfoncèrent les uns après les autres dans la forêt. Discrètement ils se déployèrent comme prévu, en formant un arc de cercle. Ils grimpèrent silencieusement dans les arbres, s’aidant des grosses branches et des prises faciles qu’offraient les nombreux chênes qui les entouraient. Tous savaient parfaitement escalader, ayant passé une majeure partie de leur vie d’enfant à construire des cabanes haut perchées.
 
Une fois solidement installés dans un enchevêtrement de branchages ils préparèrent leurs flèches. Ils les tiraient les unes après les autres et les fichaient dans leurs arbres pour pouvoir rapidement les utiliser ensuite. Ils bandèrent leurs arcs et placèrent tous l’un des projectiles à l’empennage noir en position de tir. Puis ils attendirent le signal de leur chef, suivant du regard tous les gestes leurs ennemis.
 
Les Roths dormaient tous, en formant un cercle. Au centre brûlait les restes d’un grand brasier dont les braises orangées rougeoyaient encore.
La douce chaleur de ce feu mourrant se répandait dans la fraîcheur de cette nuit de printemps. Il n’y avait pas de sentinelles. Seul le Sorcier paraissait ne pas dormir. Il était assis en tailleur, les deux mains dans sa toge noire et ne bougeait pas. Les forestiers regardaient avec anxiété ce personnage redoutable dans sa seule immobilité.
Continuez l'aventure en Haëlor, cliquez ici
Retour au chapitre 1: Une incroyable découverte
Par Xoyfire - Publié dans : Entrez en Haëlor...
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Jeudi 18 mai 2006
Lorsqu’elle fut à nouveau devant leur abri au feu éteint, Alae déposa doucement Marc sous la toile épaisse et détrempée. Les gouttelettes de pluie avaient ruisselé et formé une petite rivière qui, par chance, avait évité leurs affaires.
La jeune femme alla en boitant légèrement seller les chevaux et tenta de rassembler leurs affaires éparpillées.
Ils devaient quitter ces lieux au plus vite, et partir de la route marchande pour prendre à travers les bois.
Alae fit rapidement apparaître un luminae trata pour s’éclairer dans la nuit. La petite boule enflammée était vraiment d’une grande utilité dans la nuit noire.
 
Les bêtes étaient mécontentes d’être réveillées à une heure aussi avancée et elles se relevèrent précipitamment en hennissant bruyamment.
Alae les chargea de toutes leurs effets après de nombreux et douloureux allez retours puis, une fois que tout fut prêt, elle refit s’élever dans les airs le jeune homme.
Elle réussit après de nombreuses manœuvres compliquées à le remettre en selle, dans une position assise. Cependant il tombait vers l’avant, la tête contre l’encolure et la crinière de son puissant étalon.
Les bêtes, intriguées, s’agitaient. Ils reconnaissaient pourtant leur maître mais n’aimaient pas le filet magique bleuté qui l’entourait.
Enfin, quand elle eut enlevé la bâche et les grands sacs de jute, Alae monta en selle. Elle prit d’une main ses rênes et de l’autre ceux de l’étalon de Marc dont elle avait allongé la longueur.
Et la jeune femme partit à travers bois dans la nuit, guidant les deux puissantes bêtes et Marc inanimé d’une main ferme malgré sa douleur et son profond épuisement.
 
 
***
 
De leur côté Kalak et ses sbires progressaient au milieu de la nuit à travers la forêt. Ils s’éclairaient à l’aide de boules magiques argentées qui étaient l’équivalent de luminae trata mais pour le côté sombre de l’utilisation de la magie.
 
Les soldats étaient fatigués mais leur rude entraînement et leur soif de vaincre prenaient le dessus sur tous les autres sentiments. Leurs épées les fouettaient au côté alors qu’ils cravachaient leurs montures pour arriver à suivre le train infernal que leur imposait leur maître.
De son côté l’émissaire du Noir était d’humeur maussade. Il avait espéré rattraper ces deux fugitifs bien avant et ceux-ci continuaient de les devancer. Pourtant ce n’était qu’une question de rapidité…
 
Il fronça légèrement les sourcils. « Il me faut une monture plus puissante et plus rapide que ces chevaux balourds. Je vais appeler Nazthel.
Le sorcier prit le petit sifflet d’argent qui pendait le long d’une chaîne à son cou et il le porta à ses lèvres tout en continuant de maîtriser sa puissante monture qui filait au galop. Après qu’il eut sifflé trois petits coups brefs une tâche sombre apparut dans le ciel. Elle sembla se rapprocher de plus en plus de Kalak et enfin un animal aux longues ailes nervurées se posa sur son bras avec un cri strident.
 
La bête était noire et portait une sorte de petite fourrure qui était cependant assez épaisse pour supporter les rigueurs des rudes hivers nordiques. Sa tête ressemblait à celle d’un chat mais il avait le corps d’une chauve-souris.
C’était un Ghäl, un corbeau des plaines dévastées. Ces animaux servaient en fait de messagers aux serviteurs des quatre Noirs. Il existait en effet quatre races principales de Ghäl, et chacun des Sorciers initiaux possédaient la sienne. Celui de Kalak était un Ratt, et il portait la livrée de son maître, Lasash.  
Les sorciers apprenaient à les apprivoiser dès le début de leur formation. Au moment où ils devenaient initiés les jeunes humains avaient pour tâche de recueillir un petit Ghäl encore dans son œuf. Ils s’occupaient ensuite de la bête, qui grandissait en même temps que son maître. C’était souvent l’unique véritable compagnon des sorciers.
 
Kalak caressa de la main son Ghäl en lui grattant le haut du crâne, derrière l’oreille. L’animal mordillait affectueusement sa main gantée tout en regardant le sorcier de ses yeux jaunes et luisants.
« Il va falloir que je te confie un message mon beau. » Pensa le guerrier.
 
Justement il vit qu’il y avait une petite trouée dans la forêt sur la gauche. Il tira alors légèrement sur ses reines et ralentit le pas de son cheval. Derrière lui ses soldats modérèrent à leur tour leurs montures. Kalak leur cria :
 
_ Nous allons faire une pause. Descendez tous de selle et pansez les bêtes, ordonna t’il, vous avez deux heures pour vous reposer, après il nous faudra repartir.
 
Les hommes obtempérèrent immédiatement et attachèrent leurs chevaux, trop contents de pouvoir prendre un peu de repos. Les Roths aux masques rouges organisèrent le bivouac et allumèrent des feux tandis qu’ils tendaient des toiles épaisses pour être à l’abri de la pluie et du vent. Cependant leurs visages étaient toujours au sec grâce à leurs masques de fer. En effet les membres de la secte avaient appris à ne jamais les quitter, et cela par tous les temps.
 
À force de les porter ils avaient presque fusionnés avec leur peau, ne laissant plus visible de l’individu que ses yeux, sa bouche, une partie de son nez et de ses oreilles. La partie inférieure du casque pivotait et permettait aux soldats d’ouvrir la mâchoire. Il constituait une formidable protection contre toute sorte de coups et protégeait efficacement des éclats. Cependant il fallait une grande robustesse pour porter un tel masque car l’acier dont il était constitué était lourd. C’est pour cette raison que tous les Roths avaient des cous très musclés. Lorsqu’ils entraient au sein de la puissante secte les membres recevaient leur masque de métal, en guise d’uniforme. Ils avaient ensuite pour ordre de le porter à chaque fois qu’il était possible. Ils étaient aussi tatoués de l’emblème du Noir auquel ils se dévouaient.
 
Les Roths qui avaient infiltrés les hauts cercles de la société humaine ne portaient pas souvent leurs masques mais les combattants eux, toujours. Les membres de la secte étaient entraînés au combat dans des lieux secrets, connus seulement de leurs chefs. Ils recevaient aussi des grades pour leur mérite. Ils apprenaient des rudiments de la magie Noire avec quelques adeptes plus aguerris.
Et une fois formés ils étaient renvoyés dans leur milieu initial et recevaient plusieurs missions à accomplir par leurs chefs, les Sahrats. Ceux-ci portaient les masques de couleur rouge. C’étaient des soldats particulièrement braves et compétents qui s’étaient fait remarquer pour leur comportement et leur haut fait devant les épreuves qui étaient advenues. La couleur des masques reflétait en fait la position des Roths dans la secte.
 
Le gris était le simple membre, le noir l’initié, le rouge le Sahrat, le jaune les Mages, qui maîtrisaient quelques notions du côté Sombre de la magie (ils étaient considérés comme de véritables sorciers par les Roths mais comme des mécréants par les véritables Sorciers…) et enfin le vert était réservé aux dirigeants.
 
Par édit royal, toute personne avait obligation de tuer un Roth si elle en croisait. En effet la secte avait été déclarée opposée à la bienséance par le grand conseil des magiciens et même jugée dangereuse pour le royaume. Son pouvoir était très important et elle possédait une propre armée personnelle, constituée de « membres guerriers », qui défiaient jusqu’aux soldats du roi.
Elle protégeait aussi des envoyés des Noirs, comme Kalak, lorsqu’ils se rendaient en territoire Humain. L’accueil de celui-ci avait d’ailleurs été considéré comme un très grand honneur pour les dirigeants Roths. Ils n’avaient en effet encore jamais pu recevoir parmi eux un Sorcier d’un tel rang et avaient tout fait pour satisfaire leur invité.
De leur côté les Noirs considéraient les Roths comme des serviteurs dévoués même si pas toujours compétents. Ainsi ils les utilisaient comme des valets et les envoyaient combattre dans toutes sortes d’escarmouches et d’embuscades. Ils se servaient en fait de cette secte qui les vénéraient pour affaiblir le plus possible l’Empire humain, qu’il ne pouvaient pas sans cela atteindre directement.
 
 
Kalak lui avait une vision particulièrement méprisante du Roth. Pour lui il ne s’agissait que de faibles qui, voyant la supériorité accablante de la magie sombre sur celle lumineuse, ainsi que la puissance des quatre Noirs, se soumettaient en espérant par la même échapper à leur sort. Mais le guerrier trouvait cette attitude lâche et indigne. Il dédaignait ces créatures qui de part leur adhérence à la terrible secte n’avaient presque plus rien de véritablement humain. « Ce sont de simples pions » Pensait le Sorcier.
 
 
Après être redescendu à terre Kalak sortit d’une sacoche de sa selle un petit morceau de fin parchemin, une plume et de l’encre noire. Puis il s’éloigna tranquillement de ses hommes, son Ghäl sur le bras.
Il marcha jusqu’à arriver en pleine forêt, là où plus aucune lumière ne filtrait et où l’obscurité était complète. Il se retourna doucement et son troisième œil balaya du regard l’espace derrière lui. Il pu alors discerner, grâce à la magie du présent de Salathor, les ombres de tout ce qui l’entourait. « Merci, ô puissant Salathor, de m’accorder tant de pouvoir et de présents » Se redit-il, dans une brève prière.
 
Ne voyant que d’épais tronc d’arbres Kalak cessa et reporta son attention sur son Ghäl. Ses yeux brillait d’un éclat terrifiant dans l’obscurité, mais rien ne pouvait terrifier le Sorcier, et encore moins son unique compagnon. Il s’assit alors sur le sol, les pans de sa grande toge noire faisant bruisser les feuilles mortes. Une fois installé ainsi, son animal de compagnie décrivant des petits cercles autour de lui en sautillant, il rédigea son message pour Lasash.
 
Kalak était furieux de n’avoir pas encore pu rattraper l’Altaï et son guide. Une sourde colère grondait intérieurement dans le cœur du guerrier alors qu’il rédigeait la missive à l’encre noire. Il demanda à Lasash de lui accorder quelques poignées de semaines de plus pour en finir avec la fuyarde et de lui envoyer une Vouivre.
En effet le soldat voulait une monture digne de son rang et qui lui permette d’aller bien plus vite qu’un simple cheval.
La Vouivre était la monture habituelle des sorciers. C’était un gigantesque serpent aux ailes comparables à celles des dragons se terminant par de grandes épines et à deux têtes. Sa peau était dure comme du cuir épais et les flèches ne pouvaient pas percer ses écailles.
Les Vouivres étaient des animaux extrêmement agressifs naturellement et seule l’utilisation de la magie permettait de contrôler ces créatures cauchemardesques aux gueules hérissés de dents qui vivaient dans les montagnes de l’Ouest des plaines dévastées. La Vouivre possédait deux puissantes pattes arrière griffues qui lui permettaient de se propulser violemment en l’air lorsqu’elle s’envolait et de soulever ainsi son poids. C’était en effet un animal absolument surdimensionné, d’une taille comparable en tous points à celle du dragon, et qui pouvait faire des massacres gigantesques à lui seul lors de combats. Le magicien monté sur une pareille bête était presque intouchable. Par contre chevaucher une Vouivre demandait beaucoup d’attention car elle essayait souvent de manger le sorcier qui la montait. Il fallait que celui-ci impose immédiatement son pouvoir à la bête, dès leur première rencontre, pour qu’elle se soumette et cesse ses tentatives pour se débarrasser de l’humain qui occupait son dos. Mais Kalak avait déjà chevauché à plusieurs reprises un tel animal et il savait parfaitement la psychologie qu’il fallait employer. De plus il connaissait tous les sorts de soumission et les siens avaient la particularité d’être plus puissants que la normale. C’était d’ailleurs pour son aptitude particulièrement développée à la magie qu’il était ce qu’il était. L’un des bras droit de Lasash…
 
 
Lorsqu’il eut fini de rédiger son message il sortit de sa ceinture une courte dague recourbée et luisante dans l’obscurité. Il se fit une petite entaille sur l’index droit et fit tomber délicatement une goutte de sang sur le papier. Il signa ensuite avec. Ainsi nul ne pouvait douter de l’expéditeur de cette missive.
 
Il roula ensuite le parchemin et lança un sort de cachet, qui permettait au destinataire de se rendre compte si le message avait été ouvert. C’était un sortilège qui n’était visible qu’aux sorciers et aux magiciens puissants et exercés.
Il mit ensuite précautionneusement le message dans un petit sac de cuir clouté et l’attacha à la patte gauche de son Ghäl.
Il lui souffla ensuite dans l’oreille la destination du palais de Lasash et lui donna une petite tape derrière la tête. L’animal pris alors son envol, avec un hurlement aigu, et disparut dans la nuit.
 
Après avoir rassemblé ses affaires, Kalak reprit le chemin du bivouac de ses hommes, d’un pas tranquille.
 
 
***
Continuez l'aventure en Haëlor, cliquez ici 
Retour au Chapitre 1: Une Incroyable découverte
Par Xoyfire - Publié dans : Entrez en Haëlor...
Ecrire un commentaire - Voir les 4 commentaires - Recommander

Image du moment

expotvdc051ciudadnevada.jpeg
 

Présentation...

  • : xoyblog [Entrez en Haëlor]
  • xoyblog
  • : Loisirs
  • : Amis aimant le fantastique, venez faire un tour ici et lire ces pages de ma composition... Découvrez le monde fantastique d'Haëlor et partez à l'aventure avec Marc, un jeune homme de 20 ans. [Véritable roman de fantasy en ligne pour tous les amateurs ]
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil
  • Contact

Plan du Blog...

LIVRE D'OR

Laissez votre griffe sur le livre d'or !!!

Cliquez sur l'image...

 

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Faire de la pub !

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus